Hors de la musique tout croule et rampe.
Céline

MUSIQUE

Phonothèque


-M. Rioux/J-S. Bach — L'invention de l'intrapoint
-M. Rioux/B. Spears — Critique de la séparation I : Tautologies d'un discours...
-M. Rioux/B. Spears — Critique de la séparation II : Syllogismes du célibataire
-Garde Robe — Mise en sûreté
-Jaune Orange — Attache ta tuque avec d'la broche
-DJ Rude Ruth — Greatest Hits I : Wouden Techno on the Absolute Banjo
-DJ Rude Ruth — Greatest Hits II : Pseudo Folk Songs for Junkies
-Mud Puddle — Twisted ass Freaks

Mathieu Rioux

Dé-compositions de Jean-Sébastien Bach
avec le spectre technologique de Glenn Gould


L'INVENTION DE L'INTRAPOINT

Québec, 2012-2026

À venir...

Mathieu Rioux 

en collaboration avec Britney Spears


CRITIQUE DE LA SÉPARATION
VOLUME I : TAUTOLOGIES D'UN DISCOURS AMOUREUX
Limoilou, Québec, 2012-2015

L'humour contrapuntique

Critique de la séparation est mon premier enregistrement qui ne soit pas analogique (sur un 8-tracks à cassette), mais numérique (sur un ordinateur, avec le programme Cubase). On peut y entendre une pièce d'accordéon-transe, une reprise distorsionnée de la meilleure toune de Britney Spears, des jouets et des lampadaires en guise de percussions, une Invention de Bach transformée en Trouvaille par l'ajout d'une basse et de deux guitares électriques, du rigodon transcendantal, du néo-convulsif, du psychotique expérimental, de la gigue épileptique, du post-acouphène et d'autres essais improbables.

Étant un enfant de la radio, j'ai toujours inclus des voix parlées dans ma musique. Ce procédé est ici poussé à ses extrêmes limites. J’utilise beaucoup, par exemple, la technique qui consiste à doubler une voix qui parle en suivant les inflexions le plus fidèlement possible avec un instrument. J'ai aussi parcouru à peu près toutes les archives sur Britney Spears pour y collecter du matériel d'échantillonage. Elle est donc présente dans chacune des pièces : ses éternuements me servent à créer un rythme, son rire engendre une mélodie, elle dialogue avec Martin Heidegger, me pique une crise de jalousie, conclut les morceaux avec ses sentences philosophiques, etc. Plusieurs autres voix proviennent de films,ou de spectacles d'humour. Il faut sans doute un certain nombre d'écoutes pour capter les multiples couches de polyphonie humoristique portées par les diverses voix.

La minuscule chambre où j'ai enregistré la majeure partie de ce projet.

Garde-Robe

MISE EN SÛRETÉ
Limoilou, Québec, 2015-2016

À venir...

Dernière inventaire avant les borborygmes

« Je suis Garde, tu es Robe » ... J'ai proposé cette idée à plusieurs femmes à une époque. Il me semblait avoir trouvé le nom parfait pour un duo. Mais le projet n'a jamais abouti. J'ai donc décidé de les garder moi-même mes robes. 

Jaune orange

ATTACHE TA TUQUE AVEC D'LA BROCHE
Penticton, Vancouver, 1997-1999

Un duo avec Dominic Legault

Des kilomètres de musique que nous avons composés, interprétés, improvisés, enregistrés, il ne reste que cet album. Il faudra que je trouve un jour le courage de me replonger dans mes boîtes de vieilles cassettes.

À propos de ce projet, personnellement, j'aurais bien triché et fignolé indéfiniment — enregistrer en une prise un morceau qui dure presque vingt minutes à la guitare tenait déjà de la gageure, alors un morceau encore plus long au violoncelle ?! C'était simplement impossible. Mais Dominic a lourdement insisté pour que nous enregistrions tout le projet dans les conditions du live. Excepté pour quelques instruments surnuméraires ajoutés aux deux principaux, évidemment. Quoi que, il joue tout de même deux clarinettes en même temps dans Traffic Jam...

DJ Rude Ruth

MINIMUM WAGE
Technophonie I— in out of tune major
Penticton, may, june 1997

La techno en bois

Les sept albums et demi de DJ Rude Ruth consistent en une expérimentation sur l'enregistrement. La première de ma vie. Une sorte de journal sonore de mon quotidien entre Penticton et Vancouver, durant les trois dernières années du siècle dernier. J’avais toujours sur moi mon petit dictaphone, qui m’a permis d’enregistrer des oiseaux, la police, ma patronne chinoise au moment précis où elle me congédie, des amis qui font l'amour, la naissance de chiots, la voix du SkyTrain, l’intérieur d’une balayeuse, etc. C'est broche-à-foin, ça grince, ça grésille, c'est improvisé dans l'urgence, mais il en ressort une ambiance techno-chamanique assez mystérieuse — notamment dans le premier album. Mon idée de départ était de faire de la musique techno sans aucun élément électronique. Les premiers morceaux sont enregistrés exclusivement avec un banjo, sur lequel j'avais greffé un cap de roue. Ensuite, petit à petit, sont venus s'agréger tout ce qui me tombait sous la main : instruments, appareils, jouets, personnages, situations...

On peut aussi interpréter cette aventure comme une sorte de trame sonore de l’histoire d’un type qui sait qu’il va devenir junkie en déménageant à Vancouver ; qui le devient effectivement ; l’histoire de comment il le devient ; manque d’en mourir ; s’en sèvre ; puis devient un citoyen modèle 



Exactement trente ans après le premier enregistrement, j'ai rassemblé les morceaux qui me semblaient les plus écoutables en deux albums nommés ironiquement Greatest Hits.





MINIMUM WAGE
Technophonie I— in out of tune major
Penticton, may, june 1997

MINIMUM WAGE
Technophonie I— in out of tune major
Penticton, may, june 1997

ON MUSCHROOM'S
Techno funny II— in backwards tuning

Penticton, Vancouver, june, july 1997

ON MUSCHROOM'S
Techno funny II— in backwards tuning

Penticton, Vancouver, june, july 1997

ON MUSCHROOM'S
Techno funny II— in backwards tuning

Penticton, Vancouver, june, july 1997

JUNKIE'S FEAR
Tech no funny III — in minor drag
Penticton, Vancouver, June to november 1997

JUNKIE'S FEAR
Tech no funny III — in minor drag
Penticton, Vancouver, June to november 1997

JUNKIE'S FEAR
Tech no funny III — in minor drag
Penticton, Vancouver, June to november 1997

IN THE BIG CITY
Techno phonie IV — in whatever key you want
Vancouver 1997-1998

IN THE BIG CITY
Techno phonie IV — in whatever key you want
Vancouver 1997-1998

OVERDOSE
Tech no phone i, IV 1/2 — in major pain
Penticton,1999

OVERDOSE
Tech no phone i, IV 1/2 — in major pain
Penticton,1999

COLD TURKEY
Tech no fun me V — in out of key
Vancouver, Penticton, Kelowna, 1997-1998

COLD TURKEY
Tech no fun me V — in out of key
Vancouver, Penticton, Kelowna, 1997-1998

COLD TURKEY
Tech no fun me V — in out of key 
Vancouver, Penticton, Kelowna, 1997-1998

REABILITATION
Tech no phony VI— in a new key
V
ancouver, Penticton, Kelowna, Mont-Jolie, 1998-1999

REABILITATION
Tech no phony VI— in a new key
V
ancouver, Penticton, Kelowna, Mont-Jolie, 1998-1999

REABILITATION
Tech no phony VI— in a new key
V
ancouver, Penticton, Kelowna, Mont-Jolie, 1998-1999

WIFE AND KID'S
Techno phony VII — in the last tune
 Penticton, 1998-1999


WIFE AND KID'S
Techno phony VII — in the last tune
 Penticton, 1998-1999

Mud Puddle

TWISTED ASS FREAKS the Basement Recordings
Pentiction, 1997-1998 

 Un melting pot Canadian

Mud Puddle est un projet qui cherchait sa voie. On aurait dit que Janis Joplin avait parti un band avec
Marc Ribot, Roland Kirk, Aston Barrett et John Densmore, sous l'égide de Thelonious Monk. Ce que j'aimais dans ce groupe, c'est que l'instrumentation était différente pour chaque morceau. Tout le monde passait d'un instrument à l'autre, au grand dam des ingénieurs du son... Mais ça aurait demandé encore beaucoup de travail, et comme toujours, les gens avaient autre chose dans leur vie... Mais comment peut-il y avoir autre chose dans une vie ?
J'aimais aussi que le groupe soit constitué de trois couples de générations bien délimités : Michael et Reily, les deux adolescents, toujours aux études, qui étaient paradoxalement les deux plus sérieux ; Dominic et moi, les deux infatigables créatifs dans la vingtaine qui communiquaient à moitié en français ; Laurel et Scott, les deux vieux de la vieille, amis de longue date, qui étaient dans la trentaine avancée. Étrangement, quand je suis revenu de deux semaines passées au Québec, le band était mort. Et ce sont apparemment ces deux derniers qui s'étaient pris la tête... Je n'ai jamais su précisément ce qui s'était passé. On s'est bien amusé en tout cas, surtout sur scène, où personnellement je donnais tout ce que j'avais.

La seule photographie du band que j'avais. J'ai dû reprendre contact avec Laurel à Winnipeg pour obtenir quelques clichés, qui sont étonnement au moins aussi pourris que le mien.

Concert à Penticton. La chaise au premier plan se tient à l’emplacement exact ou je me faisais poignarder un an auparavant...

Mathieu : guitare, basse, mandoline, flûte, violon, percussions.
Reily : batterie.
Michael : trompette, piano électrique, guimbarde.
Laurel : chant, percussions.
Scott : basse, trombone, percussions.
Dominic : guitare, clarinette, clarinette basse, piano électrique, accordéon, basse, didgeridoo, percussions.

Mud Puddle, Vancouver.1997.

Fall dog's

Démonologie de la jeunesse

 La musique que j’ai composée avec mon premier band demeure parmi les meilleures que j’ai faites dans toute ma vie. C’était la plus sérieuse, originale et prometteuse en tout cas. Le style sortait de nulle part — ou alors il sortait directement du LSD... Si nous avions tenu quelques années de plus... Mais les problèmes d’ego, de maladie mentale, d’abus de drogue, les complications avec les filles, le manque de rigueur... ont eu raison de notre énergie exubérante. Malheureusement, nous n’avons jamais fait de concert officiel, ni enregistré d’album. Il ne reste pratiquement aucune trace de cette aventure : la seule boîte contenant tous les enregistrements ayant été jetée par la famille endeuillée de celui qui les possédait pendant que j’étais parti bourlinguer en Europe. 

La seule photographie dont je dispose d’une partie du groupe : au milieu, Jean-Sébastien Lasnier, le plus grand génie musical qu’il m’ait été donné de rencontrer, et Papou, batteur et « homme d’affaires » de la bande. Manquent à l’appel le bassiste virtuose Marc Joly et le chanteur schizo-frénétique David Roy.

*À noter que, dans le reflet du miroir, au-dessus de ma tête, on aperçoit miraculeusement le début du premier personnage peint sur le premier carton de mon Encyclopédie dépliée...